Annonces EDITO
StartseiteArchivEDITO 02/09EDITO 02/09 F

Ils saluent la parution d’EDITO

Ode au rédacteur inconnu

Je saisis la phrase-choc „EDITO entend privilégier la culture du dialogue”, placée au cœur de l’éditorial, pour suggérer un „entré en info” en 1966 et inscrit au RP depuis une quarantaine d’années tout bientôt peut-il oser cela? – ceci: que la publication
• donne la parole de temps en temps, et pourquoi pas souvent aux jeunes et „simples” journalistes plutôt qu’aux grands noms et vedettes de la profession;
• invite consœurs et confrères inconnus du grand public à exprimer leur point de vue sur les affaires, les préoccupations culturelles du monde journalistique et des médias;
• approche celles et ceux qui, au fil des nuits et des jours, réfléchissent au vécu des pros de l’info et aboutissent à des constats, des conclusions qu’il serait bien de livrer aux lecteurs d’EDITO;
• recherche auprès des discrets, qualifiés d’obscurs par d’aucuns, ce que représente pour eux, dans leur vie quotidienne, la prise en considération de l’un ou l’autre élément de la Déclaration des devoirs (abandonnant les droits momentanément).
Des dizaines, pour ne pas dire des centaines de journalistes n’ont pas de visage, de prénom et nom, de titre ou fonction aux yeux de la population. Et cependant informent, connaissant parfois la répulsion, l’emportement, le cas de conscience, l’espoir, d’autres états. EDITO ne se voulant pas revue confidentielle, peut-être pourrait-elle s’engager – aussi – sur une piste proposant aux lecteurs de rencontrer sur le papier l’humain du, de la journaliste inconnu(e).
Philippe Golay, Lausanne

Site en esperanto
EDITO m’a l’air très prometteur. Je suis plus dubitatif sur le site qui est hélas représentatif d’une maladresse linguistique toujours plus fréquente. Il n’est pas bien compliqué de construire le site de manière à ce que la page d’accueil soit strictement bilingue, puisque chaque page se dédouble. Une solution serait que tout ce qui n’est pas donné en deux versions (les titres et les pages de service, telles l’inscription à la newsletter) ne soient pas en allemand mais en anglais... (ou pourquoi pas en esperanto? C’est sûrement compréhensible …)
François Brutsch, Londres

Saga Lamunière
J’ai lu avec intérêt vos papiers sur Edipresse et ma famille dans divers médias romands ces derniers temps, papiers plutôt empathiques, ai-je trouvé. Mais quelle ne fut pas ma surprise, en prenant connaissance de la version publiée dans EDITO, de découvrir que „… l’argent obtenu des Zurichois va servir à verser leurs parts d’héritage à la sœur ainée, Martine, mariée au journaliste Jean-Claude Buffle, et au frère cadet, Jean-François.” Mais où diable êtes-vous allés chercher cette information? Mon père a réglé sa succession il y a longtemps et pas un centime de l’argent „obtenu des Zurichois” ne servira à indemniser qui que ce soit, et certainement pas à verser des parts d’héritage à Jean-François ou à moi-même. Si mon frère Pierre a effectivement évoqué ici ou là un problème de succession lorsqu’il s’est exprimé sur la vente d’Edipresse Suisse, il parlait naturellement de sa propre succession et non pas celle de son père, sur laquelle il n’a bien évidemment pas la main.
Martine Lamunière

Mastic
Deux paragraphes indésirables se sont glissés tout à la fin de l’article sur la saga Lamunière altérant la compréhension. La conclusion est bien dans le paragraphe qui s’achève de la manière suivante: „‚Au contraire, je suis le capitaine qui ramène le bateau à bon port.’ Juste avant la tempête?” Toutes nos excuses pour ce mastic. Réd.

TSR: cheffe de rubrique
J’ai lu avec intérêt et étonnement le papier d’Olivier Grivat sur l’info et la fusion. En effet j’assume depuis le 1er janvier 2009 la fonction de cheffe de la rubrique économique du TJ. Mais cela a dû certainement vous échapper.
Béatrice Jéquier

Editeur éclairé

Je me suis récemment trouvé au Salon du livre et j’ai assisté à un débat sur plateau animé par les rédacteurs de „Temps présent”. Alors qu’ils se plaignaient des pressions qu’ils recevaient de la part de tel ou tel milieu économique, j’ai demandé ce qu’ils pensaient de l’influence et de l’avis d’impressum sur ce sujet. Il m’a été répondu qu’impressum ne se cantonnait que dans les revendications salariales. Cela m’a contrarié car il apparait clairement que certain journalistes, et pas des moindres, dénigrent les activités d’impressum. J’ai encore en mémoire le débat sur les journalistes de tourisme lors du congrès de 2007 en Gruyère au cours duquel j’avais participé et où le représentant de Presse romande avait été interpelé sur le sujet des pressions économiques sur les journalistes (il avait d’ailleurs habilement éludé la question).
Ma suggestion serait:
1. De faire une enquête approfondie auprès des collaborateurs des médias pour savoir, sur le fond, comment ils considèrent impressum et ses diverses actions, notamment auprès des éditeurs.
2. De retirer de la tête de beaucoup de journalistes cette idée négative d’un syndicat (en Suisse, on ne décrasse pas de cet amalgame dommageable: syndicat = communisme). L’idée du „chacun pour soi” et la „peur des conséquences” est, selon moi, de plus en plus préjudiciable, à l’inverse d’une solidarité qui permettrait une meilleure résistance au pouvoir des éditeurs (des grands surtout).
Je suis d’autant plus neutre dans cette démarche que je suis éditeur moi-même et pourrais très bien me dire qu’après avoir été pigiste, je suis passé dans l”autre camp”. Pourtant, je reste malgré moi „collé” à la défense des rédacteurs aujourd’hui victimes des fusions, regroupement, sous-enchère des piges pour les libres et autres. Sans compter, ce qui est encore le pire, la lâche pratique du mobbying qui fait bien des victimes en période difficile.
Gérard Blanc, Lausanne

© EDITO 2009